Court essai (1947) où Robert Richard-Foy, ancien élève de l'École polytechnique et docteur ès sciences, examine si l'énergie atomique permet d'envisager les voyages interplanétaires. L'auteur applique l'équation de Tsiolkovski et la thermodynamique pour évaluer les contraintes de masse, de propulsion et de protection contre les rayonnements d'un véhicule à propulsion nucléaire, au lendemain immédiat de Hiroshima. Sa conclusion, étonnamment pessimiste pour son époque, identifie trois verrous techniques : tuyères isothermes à très haute température, matériaux résistants à la chaleur, et piles à uranium 235 concentré utilisables sans risque. La navigation interplanétaire, écrit-il, demeure « actuellement très improbable » ; l'aviation atomique constituerait un horizon plus accessible.